🏃 À la poursuite de 5 tricheurs en kavvale ! | Kavval
Publié le jeu. 28 octobre 2021 par Kavval
Kavval

À la poursuite de 5 tricheurs en kavvale !

Fléau récurrent dans le monde du sport, la triche est une pratique à laquelle la course à pied n'échappe pas. Réaliser un chrono hors-normes tout en délaissant l'effort, adopter une stratégie farfelue pour passer sous les feux des projecteurs : tous les moyens sont bons. On a recensé pour toi 5 ratés mémorables de ces tricheurs en kavvale : accroche-toi, l'audace est leur point fort. Bon, côté fair-play et discrétion, on en est loin...

1. En voiture Simone !

Nous sommes en 1904. À cette époque, seulement 12 000 voitures sont produites aux États-Unis et l’entraîneur de Frederick Lorz en possède justement une (assez rare pour le souligner). Durant le marathon des JO de Saint Louis aux USA, l'américain Fred Lorz 🇺🇸 est rattrapé par les crampes au bout de 15 km et doit donc s’arrêter de courir. Prêt à tout pour finir l'épreuve, lui et son coach ont une idée plutôt farfelue : terminer la course grâce à la voiture de l'entraîneur avec Fred assis sur le siège passager 🚗. Tentative assez osée mais à 9 km de l'arrivée, le véhicule leur fait le coup de la panne et la stratégie tombe à l'eau. Requinqué par cette petite virée en voiture, l'américain se dit alors qu'il peut finir le parcours facilement et s'emparer du titre 🏆. Néanmoins, au moment de lui remettre le trophée, la supercherie est dévoilée. Thomas Hicks, qui termine second, affirme avoir gagné car il était premier tout le long du parcours et ne s’est pas fait doubler. Contraint de quitter le stade sous les huées du public, ça tourne au fiasco pour Lorz qui affirme qu'il souhaitait simplement faire une blague aux autres concurrents. Pas tellement appréciée de l'AAU (Amateur Athletic Union) apparemment, qui décide de le bannir à vie des courses en compétition.

(Crédit : Le Parisien / Fred Lorz (n°20) et Thomas Hicks (n°31) au départ du marathon des JO de Saint Louis en 1904)

2. Tu me vois, tu me vois plus !

Rosie Ruiz Vivas 🇨🇺, c'est la femme la plus connue dans le monde de la triche sur les marathons. Nul doute qu'elle a sa place au panthéon des plus grands tricheurs de l'histoire du sport. Et elle ne fait pas dans la dentelle quand il s'agit de tricher : tenter deux fois le même stratagème sur deux courses emblématiques des États-Unis, coup de génie ou risque trop élevé 🧐? Lorsque la cubaine s’élance pour le départ du marathon de New York en 1979, elle se rend vite compte qu’elle n’a pas les capacités pour terminer la course et que les jambes ne sont pas au rendez-vous. Elle décide donc de prendre le métro 🚇comme si elle se rendait au travail (logique), puis termine première chez les femmes et remporte sa place pour le marathon de Boston. Ni vue, ni connue 👀! Six mois plus tard, elle s’élance donc sur ce dernier mais une fois de plus, madame a plus d'un tour dans sa poche et tente à nouveau la même tromperie. Elle profite donc de la course en métro et rejoint la foule lors du dernier kilomètre en se versant une bouteille d’eau sur elle 💦, pour faire croire à tout le monde qu'elle transpire. Elle lève les bras à l’arrivée, et comble de l'histoire, termine avec la 3ème meilleure performance féminine mondiale ! Bon, évidemment, les gens se rendent vite compte qu’elle n’apparaît sur aucune photo et que personne ne l’a vue durant la course. Logiquement disqualifiée, elle est déchue de son titre et se voit retirer sa médaille ainsi que le prize money remporté. Une fois ça passe (comme diraient nos amis belges), mais pas deux...

(Crédit : The New York Times / Rosie Ruiz Vivas accompagnée par la police après sa victoire tronquée au marathon de Boston)

3. J'irais au bout de mes rêves... 

Apolinario Belisle Gomez, né au Honduras 🇭🇳 et qui a grandi au Belize, rêve de devenir une légende de la course à pied. Bon, niveau talent, c'était pas trop ça, mais qui ne tente rien n'a rien comme on dit. En 1988, il fait croire qu’il boucle le marathon de Long Beach en 2 h 36 min (perf' plutôt remarquable) aux autorités sportives de son pays d’adoption, le Belize 🇧🇿, en affirmant qu’il peut représenter le pays lors des JO de Séoul. Naïfs, les sélectionneurs lui font confiance et il participe donc à l'olympiade sous le nom d’athlète de Polin Belisle. Le jour du marathon, ils découvrent la mascarade en étant stupéfaits du résultat de l'athlète : 3 h 14 min, un chrono aux antipodes de sa soi-disant "grosse performance" à Los Angeles. Après une énième préparation au marathon de Long Beach et un nouveau chrono "douteux", le Belize refuse cette fois-ci de le sélectionner ⛔️. Mais le rêve est trop grand pour lui et l'envie de triompher débordante : il change de nom auprès de la fédération du Belize et part pour les JO de Barcelone en 1992 avec, dans ses bagages, le contingent du Honduras, son pays natal. Mais ses anciens coéquipiers du Belize ne sont pas dupes : ils le repèrent très rapidement et Apolinario est dénoncé. Comme dirait De Palmas : oh, j'en rêve encore... 🎵

(Crédit : Olimpicontos / Apolinario Belisle Gomez)

4. Je crois qu'on a oublié un détail chef...

Marathon de Bruxelles, 1991. L'algérien Abbés Tehami 🇩🇿 termine vainqueur de la course. Cependant, tout le public le hue à son arrivée, et c’est pour une bonne raison : le coureur et son entraîneur ont méticuleusement préparé leur stratégie pour gagner les 250 000 francs belges 💰 mis en jeu de façon non réglementaire. Au départ du marathon, c’est l’entraîneur du coureur africain qui débute l'épreuve sans que personne ne se doute que c’est lui. Une fois que le coach a tout donné sur la première moitié du parcours, c’est Abbés qui apparaît comme par magie pour terminer la course 🪄. Même dossard, mais pas la même pilosité. Et c'est ce qui fera défaut à nos deux petits malins : parti avec une moustache bien taillée 🥸, le coach constate le désarroi de son coureur totalement imberbe qui pensait célébrer la victoire. Bon, on imagine bien que ce n'est pas passé inaperçu, et on comprend le sentiment de honte qui a pu les accompagner à l'arrivée ! Ah, la moustache, parfois ça fait tâche... 🤣

5. J'ai touché le fond, mais je creuse encore...

Saïd Dogga, c'est un sacré phénomène. Sa devise ? Ne jamais baisser les bras. Coureur franco-marocain 🇫🇷🇲🇦, il participe au marathon de Chicago en octobre 1999. Bouclé en 2 h et 11 min, sa performance attire l'œil 👀 des organisateurs et s'avère faussée : les check points du 13ème, 21ème et 28ème kilomètres ne montrent aucune trace de notre champion. Bizarre, n’est ce pas ? Convoqué par l’organisation pour s’expliquer, c'est comme si le ciel lui tombait sur la tête : il n'arrive pas à sortir un mot 🤭. Il se retrouve finalement disqualifié et perd son prix de 6 000 $. Mais s'arrêter après un échec, ce serait mal connaître Saïd. Lui, c'est la persévérance qui l'anime. Moins d'un an plus tard, en avril 2000, il remet ça sur le marathon de Rotterdam. 2 h et 17 min, c'est le chrono qu'il réalise en utilisant des raccourcis. Bref, il est de nouveau déclassé. Et comme si ce n'était pas assez, rebelote sur le marathon de Stockholm deux mois après. On te laisse imaginer pour quelle raison il sera disqualifié... Ça fait beaucoup là, non ? 😬

Reste branché, on a encore de fameuses histoires de triche à te raconter... 🤫

Cela pourrait aussi t'intéresser

®

La plateforme nouvelle génération qui permet à tous les coureurs quel que soit leur niveau, de (re)découvrir le territoire et le patrimoine français, en trouvant les courses qui leur correspondent.